Séjour à Larche – Ubaye – du 21 au 24 Mars 2019

  • Jeudi 21 mars :

Départ tardif, quelques embouteillages et nous nous retrouvons (Agnès – Alexis – Jean-Michel –Judith – Pascal – Yvon) à St Honoré, station fantôme, pour le Tabor. Une classique à ne pas confondre avec le Mont Thabor !

Grand soleil déjà… qui ne nous quittera pas jusqu’au dimanche.

Pour la montée, la Grande Moucherolle pointe pile entre les Deux-Sœurs, tout le balcon Est du Vercors est devant nous. 900m faciles pour se mettre en jambes, mais malgré un départ décidé tardif, la dernière arête est encore bien gelée. Prudente, Agnès qui a oublié ses couteaux dans la voiture bronzera en nous attendant un peu plus bas.

Au sommet, Pascal vérifie les constantes pouls/saturation de tous, Judith, Alexis, Jean-Mi et Yvon. Je suis (Yvon) à 130/88 quand Judith est à 88/98, un grand débat médical s’ensuit… Comme d’habitude on essaie d’identifier toutes les montagnes qui s’offrent à nous : la crête de Brouffier (première rando de la saison) est bien en vue, l’Alpe du Grand-Serre aussi.

Pour la descente, les premiers virages sont un peu crispés, l’arête est étroite et toujours bien dure, puis une très belle descente s’offre à nous dans les vallons sur une neige bien ramollie et agréable à skier.

Encore 3h de route avant l’arrivée au refuge de Larche, juste à temps pour le premier dîner, fameux et plus que copieux comme tous ceux qui suivront.

  • Vendredi 22 mars :

Sortie commune ski-raquettes, départ côté italien du col de Larche. Nous partons pour 800 m de Grangie au col de Pouriac.

Le groupe ski de la veille s’est étoffé d’Anne et Pierre, arrivés dès lundi. Pierre, skis sur le sac fera la moitié de la montée en tête. Dans le peloton de tête aussi, Janou avec ses mini-crampons et ses raquettes. Nous ne nous séparons que pour la fin du parcours. Au-dessus de 2000m, le petit cœur d’Yvon a bien du mal à rester calme.

Au col, Anne trouve un singe, elle en fera un quizz WhatsApp.

La vue magnifique sur les Alpes maritimes et la vallée de la Tinée méritait bien quelques efforts. Mais on ne s’attarde pas dans le vent, et nous descendons pour tenter de pique-niquer avec le groupe raquettes : raté ! Ils viennent de repartir.

A la descente, la gorge aurait pu faire un border cross d’enfer si elle n’avait pas été si dure et si peu enneigée. Une autre fois peut-être.

Bières et cappuccinos avant le retour au refuge, ça ne vaut pas La Sauvage mais c’est l’Italie !

Le soir, nous entreprenons un jeu de vaches et quelques vocations à l’élevage se révèlent.

  • Samedi 23 mars :

Depuis un parking situé sous le col de Larche, nous entreprenons une longue rando, d’abord dans le magnifique Vallon bien plat du Lauzanier, puis jusqu’au lac. Eberlués, nous voyons arriver vers nous un ovni :  un fondeur en skating traverse le lac gelé. Un peu surpris de trouver un fondeur si haut déjà, on bavarde un peu. On aurait bien aimé le voir « s’employer » dans la descente… mais nos chemins se croisent.

Une discussion s’engage : Est-ce que l’on poursuit à gauche, traversant nous aussi par le lac vers une face Nord qui parait bien jolie ou est-ce que l’on part à droite vers la Tête de Parassac ?

Anne n’envisageant pas de traverser le lac avec les skis et les chaussures, Exclus !

Pascal nous pousse plutôt à grimper à l’Est et nous repartons tous ensemble pour monter jusqu’au col du Quartier d’Août. On ne s’attarde pas en haut, le vent est trop frais. Et déjà c’est la descente, puis de bien jolies courbes sur une neige parfaitement décaillée.

Plus bas, déjeuner sur l’herbe, foie de morue et fromages partagés puis lézarde au soleil… jusqu’au petit roupillon postprandial.

On rejoint la piste de ski de fond et il faut patiner encore et encore pour rejoindre le refuge où Yvon arrive en tête avec Pascal. Peu de dénivelé, 700m, mais près de 18 km d’après Iphigénie : douche et même re-sieste sont les bienvenues.

Apéro puis repas avec tout le groupe JDA réuni sur une même table de 18. Bien, bien sympa, mais tout le monde est cuit (le blanc a fini le job) et on est tous au lit vers 22h.  

  • Dimanche 24 :

Hésitation pour certains : fond ou rando ? Mais la proposition de la gardienne rallie tout le monde, Pierre compris. Ce sera l’Enclause, une courte rando de 700m et de moins de 10Kms, idéale pour un dernier jour : avalée en moins de 4 h.Cette rando qui part de l’Italie a comme particularité d’avoir son sommet sur la frontière franco-italienne.

A la montée petite frayeur qui rappelle que le risque est toujours là. Nous attaquons les dernières pentes par une face Est déjà bien molle pour éviter le Nord ou tout le monde botte malgré le fart sur les peaux. Le sommet est ensuite à rejoindre par une crête en neige un peu dure. Agnès vient d’avertir de ne pas trop s’approcher de la corniche quand Yvon glisse et chute. Un petit ressaut puis un petit replat, rien, deux mètres à peine et il s’arrête déchaussé. Mais il a eu le temps de se voir dévaler la pente à 35/40° (?) toute molle que nous venions de grimper. Yvon et Alexis décident de remettre les couteaux pour terminer plus sereinement la course. Le sommet, sur la frontière est magnifique, sans vent et pour la première fois un peu encombré (la rando est populaire et nous sommes dimanche).

On prend bien le temps, d’abord de se mettre au sec et au chaud, se désaltérer, grignoter, ranger les peaux, nommer tous les sommets reconnus, et bien sûr de quelques photos indispensables. Bon ski sur le haut une fois sortis de ce qui ne dégèle pas, et on retrouve Anne et Pierre arrêtés en chemin. La neige du bas est déjà un peu trop lourde, ça sent le printemps !

Pique-nique sur la table devant le refuge, puis café sur la place de Barcelonnette et c’est l’heure des bises avant le retour sur Grenoble… que Waze nous fera faire par Lus-La Croix-Haute !  

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